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Illustrations
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exemple 1
- exemple 2
- exemple 3
- exemple 4
- exemple 5
- exemple 6
Exemple
1
Un ingénieur est nommé chef
de service. Il vient de l'extérieur de l'entreprise. La raison de ce
recrutement externe n'est pas connue, du point de vue des techniciens
du service, une promotion interne eût été préférable. Le "
nouveau " est ignoré, personne ne lui adresse la parole. Ses
préconisations ne sont pas suivies. Sa direction pense qu'il a besoin
d'un training de management, lui-même en convient : jeune, il ne
connaît probablement pas les " bonnes " techniques de
management. Suite à son absence, le climat s'empire ; il est
contesté en réunion de service, une rumeur s'installe sur sa vie
personnelle. Il devient acariâtre, on confirme son inadéquation au
poste et il est transféré à une autre unité - même salaire, même
qualification mais plus aucune responsabilité de groupe ni chance
d'évolution ultérieure.
Exemple
2 haut
Une responsable bureautique est employée depuis 15 ans dans son
entreprise. Sa compétence est reconnue, elle gère l'ensemble du parc
informatique. Un changement de direction entraîne une politique
différente de l'entreprise. Craignant que la direction de son service
soit remise en cause, le responsable de cette personne lui demande un
surcroît de travail. Pendant 3 ans, elle travaille 12 heures par
jour, emmène des dossiers avec elle le week-end. Un accident de la
route - dû à la fatigue - l'oblige à s'arrêter pendant 4 mois. Au
retour, son chef ne lui parle plus, son bureau a été vidé, les
dossiers lui sont retirés. Ses collègues l'évitent. Après 6 mois,
elle fait une dépression, ce qui a pour conséquence un nouveau
congé maladie de plusieurs mois. Quand elle revient, cette fois, son
bureau est mis dans un couloir, on lui retire le téléphone, elle est
exclue de toute réunion - Deux mois après, elle démissionne.
Exemple
3 haut
Une jeune fille, après un bac scientifique et une première année
de BTS chimie change d’orientation et engage un contrat
d’apprentissage pour devenir préparatrice en pharmacie.
L’employeur est réputé « difficile » (plusieurs
jeunes, antérieurement, ont arrêté en cours d’année) mais elle
tente sa chance. Les 3 autres employées de la pharmacie sont
d’abord surprises de ce parcours. Pourquoi faire un BP quand on a déjà
un bac + 1 ? Cette surprise se transforme rapidement en petites
« piques » : elle a beau avoir un bac et être jolie,
elle ne sait pas renseigner ses clients. Les railleries devenant
incessantes, la jeune fille perd son peu de confiance, devient de plus
en plus timide et ne va plus au devant des clients. L’employeur
s’en aperçoit et lui fait remarquer « qu’ici, il n’y a
pas de place pour les fainéants ». Craignant de plus en plus de
faire des erreurs, elle les cumule dans l’exécution des
ordonnances. Son employeur la dénigre devant ses collègues. Elle
perd complètement la face ; des crises de spasmophilie
surviennent et elle est arrêtée 15 jours. Elle n’a pas la force de
retourner à la pharmacie et démissionne. Son contrat
d’apprentissage prend fin en cours de première année. Un an après,
elle reste employée de ménage à mi-temps et pense n’être pas
capable de reprendre une formation.
Exemple
4 haut
Une adolescente vient d'emménager dans une nouvelle région. Elle
n'y connaît personne. Arrivée en janvier, ses parents l'inscrivent
au lycée privé de la petite ville. De milieu modeste, elle "
détonne " parmi les enfants qui y sont scolarisé ; la majorité
d'entre eux ont des parents appartenant à des catégories sociales
plus aisées, notables, commerçants… Au premier abord, les élèves
de sa classe l'ignorent. Puis, voyant qu'elle " ose "
prendre la parole en classe et qu'elle suscite quelques intérêt de
la part des enseignants, les hostilités se déclarent ; on lui coupe
la parole, on lui vole des affaires, on la pousse dans les escaliers….
En réaction à ces agressions, elle se renferme, n'intervient plus en
classe, ses notes chutent. Après un épisode humiliant où certains
membres de sa classe réussissant à ouvrir la porte des toilettes
pendant qu'elle les utilise, elle s'absente des cours pendant une
semaine. Alertés par le proviseur, ses parents tentent de comprendre,
elle ne dit rien et tombe malade. Sa scolarité devient de plus en
plus cahotante et elle redouble. L'année suivante, avec de nouveaux
camarades de classe et un enseignant qui l'écoute et la soutient,
elle remonte progressivement la pente.
Exemple 5
haut
Une jeune femme de trente
ans, ayant obtenu un BTS secrétariat de direction, signe un CDI
après treize mois de chômage. Son mari est lui aussi à la recherche
d'un emploi. Le couple décide de déménager pour se rapprocher du
lieur de travail proposé. La jeune femme commence sa période d'essai
de un mois, elle est secrétaire d'un chef de service qui l'accueille
de manière très affable et la met à l'aise en lui disant "
qu'elle ne s'inquiète pas de ne pas bien connaître le logiciel, elle
s'y fera vite ". Pour lui souhaiter la bienvenue, il lui propose
de déjeuner ensemble, elle accepte, contente d'avoir un chef "
cool ". Au bout de quinze jours, celui-ci lui propose de "
prendre un pot " à 18 heures. Elle refuse, embarrassée,
trouvant son attitude trop empressée ; des regards et sous-entendus
la mettent mal à l'aise. Ce refus marque l'engagement d'agissements
plus gênants pour la secrétaire. Son chef se rapproche physiquement
d'elle lorsqu'il a à lui parler et il multiplie les occasions de la
frôler. Pensant qu'il va bien finir par se lasser, elle poursuit son
contrat au-delà de la période d'essai, mais elle demande à son mari
de venir la chercher le soir pour que " son chef comprenne"
". Elle prend des résolutions, une attitude plus fermée et
évite toute conversation débordant le cadre des échanges
professionnels. Son chef passe alors à un autre niveau ; il émet
régulièrement des railleries et blagues à connotation sexuelles.
Elle devient la " sainte nitouche " et est taxée de "
celle qui est aimable quand elle a le temps ". Au prix de
symptômes de plus en plus contraignants (insomnies, anxiété, maux
d'estomac, lumbago) elle arrive à tenir pendant deux ans mais en se
rigidifiant au fur et à mesure. Elle profite alors, qu'un poste se
libère dans la société pour demander à la direction d'aller
travailler dans un autre service, où par contre, elle perd le contact
qu'elle avait avec des clients et des fournisseurs. Soulagée de
n'être plus sous la coupe de son harceleur, elle accepte une
activité professionnelle moins intéressante pour elle. Six mois
après, elle prend encore anxiolytiques et somnifères.
Exemple
6 haut
Une femme, après s'être mariée, découvre que la vie à deux
suppose beaucoup de conciliations… de sa part. Chargée de mission
dans une grande entreprise, il arrive régulièrement qu'on lui
propose des déplacements de courte durée en France ; cela fait
partie pour elle des intérêts de son métier. Après un an de
discussions régulières avec son époux qui tente de la convaincre
qu'on " l'exploite ", qu'elle " n'est pas payée à la
mesure de ce qu'elle fait ", qu'elle devrait " tous les
planter là ", le doute s'immisce ; elle redoute d'annoncer chez
elle ses futures missions et décide finalement de déclarer n'être
plus intéressée par cette partie de son activité. Une autre
personne se porte immédiatement volontaire et la jeune femme doit,
pour compenses, assurer une part de gestion administrative
supplémentaire. Dès lors, son mari commence à la déconsidérer de
plus en plus ouvertement, à plaisanter en la traitant de "
planquée " et de " pantouflarde ". Lorsqu'elle
proteste, il lui déclare qu'il l'avait juste incitée à réclamer
des augmentations mais jamais à arrêter ses déplacements. Mal dans
sa peau, elle devient triste, accorde moins d'importance à des
détails vestimentaires qu'avant. Son mari commence alors à pointer
à voix haute toutes les femmes élégantes qu'il rencontre ou qu'il
voit dans les médias. Il affectionne particulièrement de plaisanter
sur sa femme en présence d'autrui. Parce qu'elle proteste encore,
elle entend qu'elle " n'a vraiment pas le ses de l'humour "
et qu'elle " devrait peut-être se décentrer d'elle-même car
tout ne tourne pas autour d'elle quand même ". Persuadée
qu'elle s'y prend mal, elle tente de comprendre et de discuter. Peine
perdue, son mari lui faisant remarquer qu'elle a vraiment du temps à
perdre en jérémiades, que, pour lui, tout va bien et qu'il continue
de l'aimer " malgré tout ". Ce laminage incessant l'amène
à consulter un psychiatre. Dès lors, lorsqu'ils sont en désaccord,
son mari l'enjoint à " régler son problème d'égo avec son psy
et qu'après cela ira mieux, qu'en attendant, lui, a besoin de sortir
un peu car l'atmosphère devient vraiment étouffante ". Au bout
de 5 ans de vie commune, elle apprend qu'il la trompe depuis le
début, elle décide alors de divorcer. Elle sort alors physiquement
de l'emprise mais reste persuadée que tout cela est de sa faute.
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