|
Le harcèlement au travail
- le
harcèlement au travail, c'est quoi ?
- les conséquences du
harcèlement au travail
QU'
EST-
CE QUE LE HARCÈLEMENT AU TRAVAIL ?
Il s'agit d'un enchaînement, sur une
assez longue période, de propos et d'agissements hostiles exprimés ou
manifestés par une ou plusieurs personnes envers une tierce personne,
ceci au moins une fois par semaine.
Les agissements relevant du harcèlement
visent à :
Empêcher la personne de s'exprimer
L'isoler
La déconsidérer auprès de ses collègues
La discréditer dans ses compétences et activités
professionnelles
Lui retirer ses outils, ressources, budgets….. de travail
Porter
atteinte à sa situation économique
Porter atteinte à sa santé physique
LES CONSÉQUENCES DU HARCÈLEMENT
AU TRAVAIL
POUR
LA PERSONNE
Les personnes exposées à des tensions
spécifiques sur leur lieu de travail font état d'un ensemble de
symptômes :
-
pleurs, déprime
- troubles de la mémoire
- abattement
- irritabilité, agitation
- perte d’intérêt
- isolement
- perte de confiance et d’estime en soi
-
nausées
- difficultés à s’endormir
- troubles gastriques
- mal de dos, de nuque
- difficultés de respiration
- crises de sueur
- vertiges, tremblements
L'exposition prolongée aux attaques du
harcèlement va entraîner une atteinte parfois irréversible (santé
physique et psychique, perte d'emploi, déstabilisation familiale,
exclusion sociale) Certains se suicident pour y mettre fin.
POUR L’ ENTREPRISE
Les
coûts cumulés d’un mauvais climat de travail sont énormes pour
l’entreprise :
- absentéisme
-
perte de production
- baisse de niveau de qualité
- coût du travail supplémentaire
- fluctuations du personnel
Exemple :
En 1991, VOLVO a estimé pour une usine le coût annuel,
conséquence du climat social, à 30 millions de francs.
Les coûts immatériels sont aussi à
prendre en compte :
- dégradation de la culture
d'entreprise
- image de l'entreprise dévalorisée
POUR
LA SOCIÉTÉ
Le coût des arrêts maladie, de
l'augmentation de la consommation de médicaments, des mises en
invalidité et des licenciements représente pour l'Etat et la
collectivité (CPAM…) une somme colossale. Pour exemple, l'estimation
du coût d'un harcèlement menant à une invalidité de travail revient
à 3.500.000 francs !
LE
HARCÈLEMENT AU TRAVAIL (haut
de page)
En France, seul le harcèlement sexuel
bénéficie d'une législation, mais pas le harcèlement moral. D'autres
pays ont mis en place une législation pour assurer la santé mentale des
salariés : Suède, Danemark, Canada, Suisse…
Pour comparaison, au Canada, c'est
l'employeur qui a le devoir de faire respecter la loi sur le harcèlement
sexuel. Il est directement mis en cause si, interpellé par un salarié,
il ne fait rien pour l'aider. En ce qui concerne le harcèlement moral, il
en va de même ; un salarié peut demander une action de médiation pour
résoudre un problème de harcèlement.
Le harcèlement, c'est une violence
silencieuse et répétée au quotidien, installée dans le temps, qui vise
à détruire peu à peu l'intégrité et l'identité de la personne . La
victime en sort généralement usée et épuisée.
Le harcèlement s'exerce au moyen
d'attaques régulières et banalisées :
-
brimades
- menaces
- disqualification
- humiliations
- propos vexatoires
- mise au placard
- mise sous pression
- manœuvres de déstabilisation
Cette violence froide est source d'une
souffrance interdite d'expression. Elle œuvre insidieusement, cause des dégâts
psychologiques et physiques, sans que cela soit toujours repéré et
reconnu par la personne elle-même. Rien, ou presque, ne vient la
sanctionner socialement.
Le harcelé est une victime qui a subi
un traumatisme.
Le harcèlement au travail est multiforme,
mais on peut le repérer à l'apparition de certaines constantes.
L'objectif même de l'organisation sociale dans laquelle vivent harceleur
(s) et harcelé (s) est perdu, dénié, au profit d'une autre finalité
innommable qui se réalise grâce à l'emploi de manœuvres de déstabilisation,
voire de destruction, intentionnelles de l'autre, de ceux qui en
deviennent les victimes. Peu importe les procédés employés, ce qui est
remarquable, c'est la constance et le caractère de plus en plus complexe
et systématique de leur utilisation. La " psychoterreur ", la
privation de travail ou la surcharge, la perte de la reconnaissance
sociale, la privation de la communication et l'exclusion vont produire
leurs effets et miner silencieusement et en profondeur la personnalité de
la victime. En fin de parcours, si la situation se prolonge au delà de la
capacité de la personne à la gérer, il ne s'agit plus que de survie, de
ne pas " y laisser sa peau " et de prendre des décisions sans
égard pour ce qu'on délaisse ou casse, du côté de son image de soi et
de sa socialisation.
La banalisation du mal est une maladie de
cette société où le collectif avec ses valeurs semble céder devant la
montée de la crainte individualiste pour sa sécurité. L'hégémonie de
l'économique fait office de loi, laissant libre cours à des pratiques
désastreuses de management, aveugles quant aux intérêts qu'elles sont
censées servir. L'indifférence groupale au malheur individuel, la loi du
silence, la mainmise et la déformation de la communication recouvre d'un
manteau épais la plainte des personnes qui ont subi un préjudice sans
que leur soit reconnu un véritable statut de victime ni proposée une
quelconque réparation.
haut de
page
Copyright © 2000 Contre
le harcèlement.com .
Reproduction totale ou partielle interdite
sur quelque support que ce soit sans l'accord
de l'auteur.
Tous droits réservés.
|